Jaarboek 1956-1957 - pagina 119
la Nouvelle Alliance, il est réconfortant que des théologiens veuiUent bien Ie considérer un peu comme un des leurs. Amené par mes preoccupations personnelles et par les vicissitudes de ma carrière professorale, a consacrer une grande partie de mon activité a l'histoire ecclésiastique, tout mon effort a tendu a montrer, avec la grandeur des realisations, la faiblesse et Ie péché des ouvriers: l'historien conduit ainsi Ie lecteur devant un hiatus, en laissant a la Foi de designer Ie Coopérateur divin. Ceci dit d'une oeuvre que vous avez appréciée. Monsieur Ie Recteur, avec beaucoup trop d'indulgence, je voudrais insister sur ces liens que vous avez tenu a souligner en m'accordant une telle distinction. Il ne m'appartient cependant pas de Ie faire, autant que je m'y sentirais porté, en ce qui concerne ceux qui unissent nos deux patries. Les plus hautes autorités de nos deux pays ne perdent pas une occasion de les mettre en lumière. Il me suffira d'évoquer, dans un passé encore récent, des souffrances communes bien vite devenues des espérances communes. Je me sens plus de liberté pour dire que Ie protestantisme néerlandais et Ie protestantisme francais sont frères, et Ie savent. lis sont tous deux de ces protestantismes „de choix" et „de fidélité", primitivement constitués par des adhesions personnelles aux vérités retrouvées par la Réforme, puis maintenus, malgré les persecutions et dans la lutte, par une perseverance souvent héroïque. lis ont en commun l'enseignement de Calvin, les confessions de foi (la nótre de 1559, la vótre de 1561), la determination de vos Gueux et de nos Huguenots. Au XVIIe siècle, la pensee protestante néerlandaise a été un tel point de reference pour les Eglises réformées frangaises que Ton y était, et ces noms suffisent, ou gomariste OU arminien. Bientót c'est chez vous que nos théologiens réformés allèrent mürir leur pensee et la traduire en publications que l'on n'étudie plus guère qu'aux Pays-Bas: exemple en soit ce Desmarets, ce Maresius, que vous avez fait revivre. Monsieur Ie Recteur. Par la suite, votre pays ouvrit a nos fugitifs un asile qu'ils apprécièrent particulièrement, comme Ie montrent les miUiers de noms de réfugiés de la Bibliothèque wallonne de Leyde. La particuliere abondance des livres pubUés dans vos villes par nos écrivains du Refuge, et leurs 117
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