1952 Geloof en Wetenschap : Orgaan van de Christelijke vereeniging van natuur- en geneeskundigen in Nederland - pagina 125
21 Nous devons reconnaitre que la médecine de nos jours a enregistré d enormes résultats pour Ie salut du monde bases sur les sciences naturelles et dont personne ne pourrait ou ne voudrait se passer. Cela serait un manque de sens exacte et peu chrétien de ne pas reconnaitre ni d'utiliser ces résultats. Plus on avance, mieux on comprend que la vie nest pas seulement faite de problèmes physiques ou chimiques, mais d'un element vital, réglé et continuellement en mouvement. Chaque vie n'existe qu une fois et chaque instant ne se répète pas. Plus la science fait des progrès, plus elle se heurte a des abimes infranchissables dont Ie terrein de l'autre cóté est différent et que l'on ne peut comprendre que d'une autre maniere. La science voit la vie sous plusieurs facettes sans pouvoir se Texpliquer. Ce nest qu'après cette comprehension qu'il y a de nouveau de la place pour Ie respect du mystère et c'est ce qui nous libère pour les epreuves de la vie mème, libres d'ecouter la Parole de Dieu, qui nous parvient d'un autre monde et ne retourne pas a nous sans effet, qui se réalisera en nous et portera des fruits. Nous voyons Ie même développement dans la therapie psychique Freud l'envisageait comme une science naturelle pure ayant une methode definie, une analyse comprise mécaniquement. Mais l'analyse psychique se heurte elle aussi a des difficultés insurmontables. C'est a ce moment qu'ils comprirent l'importance de la transmission et ils virent que la guérison ne pouvait s'effectuer que lorsque la transmission (ubertragung) ètait éliminée. La psycho-analyse devait de même reconnaitre Ie mystère de la vie et apprendre a respecter les lois de ce qui est cache. Cela ne nous est possible que lorsque l'on éprouve une sérieuse impulsion non seulement d'expliquer, mais de voir, d'agir et d'aider. Il me semble que c'est la Ie point décisif de recul de la science, qu'elle a vraiment compris sa limite. C'est a ce moment que l'occasion se présente pour nous d'apprendre qu'en expérimentant nous ne pouvons rien prouver et c'est ainsi que nous sommes de nouveau libres de servir l'humanité, les malades, par amour du prochain. C'est ainsi que la médecine comprend en même temps sa richesse et sa pauvrete et sa restriction. On joint a la sagesse l'humiliation et c'est avec humiliation que nous devons écouter ia parole de l'E sprit divin, non pas avec timidité, mais avec force, avec amour et sagesse. C'est ainsi que nous nous préparons, au sacrifice de nous-memes, travailler de coeur et d'ame, lies par la discipline d'un severe sens exacte qui nous permettra de secourir nos semblables dans la souffrance et dans la nécessité. Ce n'est que par cette obligation envers son prochain que nous l'apprenons a comprendre et èi nous comprendre nous-mêmes. Nous sommes de plus en plus convaincus que nous sommes sous l'influence de notre corps et de notre ême par la fatigue, la faim, par nos dispositons d'humeur mais aussi par notre empressement a recevoir la parole de Dieu qui nous parle même lorsque nous n'en sommes pas conscients, Dieu qui produit en nous Ie vouloir et Ie faire. Comme médecin et comme théologue nous devons bien savoir deux choses c.a.d. que nous som-
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Bekijk de hele uitgave van dinsdag 1 januari 1952
Orgaan CVNG Geloof en Wetenschap | 200 Pagina's
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